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DE LA VILLE DE PARIS.
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çois de Vigny, pere et filz, Recepveur de la ville de Paris, comme il ensuit'1' :
«Au jour d'huy, quatriesme jour de Juillet, l'an mil cinq cens soixante et six, le Roy estant à Paris, ayant sceu que la resignation que mc François de Vigny, Receveur de sa ville de Paris, a faicte de sond, office à la seurvivance de luy et de François de Vi­gny, son filz, a esté receue et admise en l'Assemblée generalle faicte pour cest effect en l'OsIel de lad. Ville, le xxviii0 jour de Juillet mil cinq cens soixante et quatre, où estoient les Prevost des Marchans, Eschevins, vingt quatre Conseillers, seize Quarte­niers et plusieurs notables bourgeois de lad. Ville, ainsi qu'il est acoustumé faire en semblable cas, et estant Sa Majesté bien informée du bon, grant et loyal devoir que led. maistre François de Vigny a faict et continue chascun jour en l'excercice dud. office, au general contentement de tous ceulx qui ont affaire à luy, chose qui merite bien que la grace
et rémunération en redonde aud. François de Vi­gny, son filz, et pour l'esperance qu'il donne d'en­suivre ses vestiges, se ressente du fruict des labeurs et services de sond, pere; pour toutes ces causes et autres bonnes et raisonnables considerations à ce mouvans Sad. Majesté, elle a eu et a pour agreable et a confirmé et confirme, en tant qu'il luy peult toucher,Ta susd, resignation, qu'elle veult sortir son plain et entier effect. Et en tesmoing de ce a com­mandé en expedier ausd, pere et filz ce present bre­vet qu'il a voullu, pour plus grande foy et seureté, signer de sa propre main, la Royne sa mere pre­sente. i>
Signé : CHARLES. Et au dessoubz : Bourdin.
Collation a esté faicte à l'original par moy com­mis greffier de la ville de Paris, le vue jour d'Aoust mil v° soixante ct six.
Signé : Bachelier.
DCCLX1V. — Lettres du Roy pour l'eslection [d'ung Prevost des Marchans et deux Eschevins].
16 août i566. (H 1784, fol. 376 v°.)
Du vendredi, xvi0 jour d'Aoust mil vc Ixvi.
Ce jour, en procedant à l'eslection d'ung Prevost des Marchans et deux Eschevins au lieu de ceulx qui ont faict leur temps, en la maniere acoustumée, ont esté apportées lectres missives du Roy, dont la teneur ensuit :
De par le Roy.
"Tres chers et bien amez, ayant sceu que vous vous devez assembler, le jour de demain, pour pro­ceder à l'eslection du Prevost des Marchans et de deux Eschevins de nostre ville de Paris qui doibvent entrer ceste année en charge au lieu de ceulx qui en sortent, nous avons advisé de vous faire ce mot de lectre par ce porteur exprès, vous priant et neant­moings commandant et ordonnant, sur tant que ay-mez le bien de nostre service et de nostred. Ville, que, faisant lad. eslection, vous n'ayez respect à
brigue, menée et solicitation qui aict esté faicte de la part et en faveur de qui que ce soit pour par­venir ausd, charges; mais y procedant avec la liberté acoustumée et la sincérité et intégrité requise en telz actes, vous eslizez gens d'honneur, sincères et poli­tiques, exemps de passion et amateurs du bien et repos de nostred. Ville, affin que, avec la bonne et sincere administration qu'ilz feront des affaires de nostred. Ville, ilz la conservent en sa pacification acoustumée, qui est ce que nous desirons singu­lièrement. Donné à Villers-Costeretz, le xii0 jour d'Aoust mil v° Ixvi. i>
Signé : CHARLES. Et au dessoubz : Bourdin;
Et au dessus : A noz tres chers et bien amez, les Pre­vost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris.
Apportées par Lavaine'2', varlet de chambre du Roy, le vendredi, xvi0 Aoust mil v° Ixvi.
C' A la marge se trouve cette rubrique d'une écriture plus moderne : Confirmation du Roy de l'estat de mons' le Recepveur de la Ville en la personne de son filz.
(2> Nous ne voyons parmi les valets de chambre du Roi qu'un nom se rapprochant de celui-ci, Jean Lanthenne, qui, vers la même époque, est chargé d'apporter des lettres missives du Roi au Parlement.